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EMC 5ᵉ

De l’EMC pour le Cycle 4 en 5ᵉ

En classe de cinquième, il s’agit de faire comprendre le projet social de la République qui se fonde sur les valeurs et
principes d’égalité et de fraternité. On élargit à sa dimension citoyenne le travail que mènent les élèves sur leur rapport à autrui et sur leur place dans la collectivité, en exposant les mécanismes visant à réduire, compenser, voire supprimer les inégalités. L’étude d’exemples de l’action de la puissance publiques en matière de protection et de solidarité permet d’illustrer la mise en œuvre de l’idéal de la fraternité républicaine. On souligne ainsi le rôle des différents acteurs et intervenants, ainsi que leur complémentarité, qu’ils soient locaux, régionaux ou nationaux, associatifs ou étatiques. La fraternité suppose de considérer l’autre comme son égal et d’estimer qu’il est du devoir de chacun de venir en aide aux autres en cas de nécessité.

Des interrogations ?

Les réponses aux questions fréquentes sur ce cours et son utilisation en classe.

Méthode clé en main

Cette adaptation de l’Enseignement Moral et Civique pour la 5ᵉ vise à fournir une méthode clé en main, spécialement conçue pour l’enseignement en SEGPA et d’autres contextes éducatifs (ULIS, MFR, ITEP, IME, CEF, REP/REP+) et pour tous les autres élèves à besoins éducatifs particuliers.

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EMC - Thème 1 Agir pour l’égalité femmes-hommes et lutter contre les discriminations (9-11 heures)

L’École, en accueillant tous les élèves sans distinction de sexe, de genre ou d’origine, est un lieu essentiel de l’expérience de l’altérité. Pour comprendre comment l’État met en œuvre les deux principes à valeur constitutionnelle que sont l’égalité et la fraternité, les entrées par l’égalité femmes-hommes et par la lutte contre toutes les formes de discrimination sont essentielles dans la construction de l’élève comme citoyen.

Sur le plan notionnel, les élèves doivent pouvoir articuler égalité, inégalités et discriminations : l’égalité en droits des femmes et des hommes n’empêche pas le maintien d’inégalités structurelles, aux facteurs d’explication multiples. Dans ce contexte, la discrimination constitue un outil juridique permettant de lutter dans les faits contre des situations individuelles où ces inégalités structurelles se concrétisent.

Pour favoriser la compréhension des situations d’inégalité et du risque de discrimination associé, le professeur doit prévoir dans sa mise en œuvre des temps dans lesquels l’élève peut faire l’expérience de sa capacité d’action comme membre de la collectivité.

La démarche de projet impliquant le professeur documentaliste, le référent égalité de l’établissement mais aussi des associations ou des partenaires de l’École peut pleinement trouver sa place en lien avec le parcours citoyen des élèves1.

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EMC - Thème 2 La solidarité et ses échelles (7-9 heures)

Cette question permet d’aborder avec les élèves la fraternité sous l’angle de la solidarité. Elle vise à faire comprendre aux élèves les liens qui existent entre la fraternité, la solidarité et le principe social de la République (article 1er de la Constitution de la Ve République). L’État agit pour apporter une protection aux individus face aux risques sociaux, sanitaires et environnementaux pour continuer à assurer la réalité de l’égalité entre les membres de la communauté nationale au sens large du terme20. Si plusieurs échelles d’action du local à l’international peuvent être convoquées dans les exemples choisis, l’étude doit considérer le rôle et l’action de la puissance publique pour « illustrer la mise en œuvre de l’idéal de la fraternité républicaine », comme cela est défini dans les attendus et objectifs du programme de la classe de 5e.

Un des objectifs est d’amener les élèves à distinguer des notions dont le sens est proche mais qui relèvent de logiques différentes : solidarité, assistance, bienfaisance, charité. Lors d’une catastrophe naturelle, les pouvoirs publics portent certes assistance aux populations touchées, mais cela se réalise dans le cadre de la solidarité nationale, qui prévoit des règles et les modalités d’action pour assurer la mise en sécurité des personnes et des biens en considérant, outre les premiers secours, tous les aspects de ce déploiement et sa temporalité. Cela répond à l’obligation morale d’assistance à autrui. La solidarité peut être consécutive à un événement ou préventive comme en santé publique, pour laquelle une action individuelle contribue au bien-être collectif tout en assurant la protection des personnes les plus fragiles. Cette étude permet de comprendre la double dimension juridique et morale de la solidarité à l’échelle d’une population, tant pour l’État qui organise cette solidarité avec parfois des contraintes (impôts, prélèvements exceptionnels) que pour l’individu.
Ce dernier peut volontairement, en ayant conscience de la responsabilité qu’il assume, participer à cette solidarité nationale, par son action individuelle dans le cas sanitaire (port de masque, vaccination), par un engagement comme bénévole dans une association.